Des animaux sauvages ennemis des Londoniens ?
Article publié le 14 octobre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Avec entre autres les renards et les rats, ce sont des centaines de milliers d’animaux sauvages qui peuplent la capitale britannique. Certains ne sont pas forcément dangereux pour autant.
Plus de huit millions de personnes séjournent à Londres. Huit millions, oui, mais c’est sans compter les très nombreux animaux sauvages qui partagent la capitale britannique avec nous. Car, ces humains qui grouillent, entre Liverpool Street et Kensington en passant par Camden, laissent derrière eux de quoi régaler pour tout ce petit monde. Ce n’est en général qu’une fois la lune levée que ces habitants de l’ombre sortent de leur tanière pour récupérer leur butin. Rendez-vous hors du centre-ville après minuit et vous pourrez peut-être observer un renard aux aguets pour pouvoir se remplir la panse. Et s’ils peuvent faire figure de prédateurs dans la pénombre et le froid londonien, il semblerait que ces canidés soient moins dangereux qu’escompté…
“Les renards souffrent de stéréotypes négatifs depuis des centaines d’années“, déplore Zeb Soanes, journaliste à la BBC, mais aussi auteur du livre pour enfants “Gaspard the fox”. Et pour l’écrire, celui qui annonce les news sur BBC radio 4 s’est inspiré de sa propre rencontre avec un Londonien à fourrure.
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Gaspard, c’est le nom que Zeb Soanes lui a donné. Blessé à une patte, il s’était présenté à sa porte dans l’espoir d’être soigné. Le journaliste a bien sûr pris soin de lui et l’a nourri, mais il ne s’attendait pas à recevoir une petite visite surprise deux semaines plus tard. Car le sentiment de reconnaissance n’est visiblement pas propre à l’homme.
Tout le monde ne peut pas se targuer, certes, de s’être lié d’amitié avec un animal sauvage, un renard de surcroît. L’agrandissement progressif de Londres, depuis de longues années, a cependant multiplié les rencontres entres habitants à deux et quatre pattes. “La ville progresse sur la campagne. C’était impensable de trouver un renard dans le Londres d’il y a cinquante ans“, garantie Zeb Soanes.
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Et s’ils inquiètent la ménagère pour l’intégrité physique de ses progénitures, les renards ne seraient réellement dangereux que pour les parterres de fleurs. La mairie de Kensington et Chelsea indique en effet que les attaques de renards sur de jeunes enfants sont extrêmement rares, même si très médiatisées, et qu’il vaudrait mieux se méfier des chiens méchants.
Car le renard n’est pas un animal agressif ; il n’est en tout cas pas très fort à la bagarre. “S’il se frotte à un chien, ou même un chat, ce n’est pas lui qui gagne !“, lance Zeb Soanes. Les renards citadins n’ont une espérance de vie que de deux ou trois ans, contrairement à ceux qui peuplent les forêts qui, eux, peuvent espérer souffler leur quinzième bougie. Et les animaux domestiques n’y sont pas pour rien.
Si les renards envahissent Londres, ce sont les rats qui sont les plus nombreux
Le seul animal contre lequel le renard part favori, c’est le rat. Il représente un des seuls prédateurs face à la probable plus grande menace pour le bien-être des Londoniens. 500 000 rats et souris vivraient dans les tunnels de l’underground. Et si les renards permettent de réguler le nombre de ces rongeurs, ils pourraient bien ne plus être assez efficaces pour contenir l’invasion.
C’est bien ce qui se profile, après que les intempéries qui ont frappé le Royaume-Uni début octobre 2019 les aient chassés de leur territoire. Avec leurs fiefs inondés et des températures en baisse, ce sont 120 millions de rats affamés qui cherchent désormais une nouvelle tanière selon la Pest Control. 3, 2, 1… barricadez-vous !