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Actu franco-britannique

Brexit : vers un abandon total des droits de douane

Alexandre Mondragon,

Article publié le 14 octobre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Le gouvernement britannique a révisé ce mardi 8 octobre le régime provisoire des droits de douane qui s’appliquerait à la sortie du pays de l’Union Européenne sans accord. Au total, 88% des produits importés seraient exemptés de taxes.

Place au commerce ! Beaucoup craignaient un repli protectionniste à la suite du référendum sur le Brexit. Ce n’est visiblement pas la direction que prend le Royaume-Uni suite à la révision des tarifs de droits de douane. Cependant, le 10 Downing Street a précisé que le texte pourrait être « modifié si nécessaire ».

« Une nation favorable au libre-échange »

Comme l’a rappelé le ministre en charge des Affaires commerciales, Conor Burns, « le Royaume-Uni est une nation favorable au libre-échange ». Les décisions prises par le gouvernement avec ce nouveau régime vont dans ce sens. En clair, en cas de sortie sans accord de l’UE, les entreprises britanniques ne paieront pas de droits de douane sur les importations au Royaume-Uni pour 88% des marchandises. Cette révision touche les produits importés par camion, qui ne souffriront pas de taxes supplémentaires pour entrer sur le territoire britannique. Une bonne nouvelle donc pour les entreprises françaises qui ne verront pas leurs exportations surtaxées en cas de Brexit. Les consommateurs peuvent également avoir le sourire puisqu’il n’y aura donc pas d’augmentation significative des prix sur les produits étrangers. Le communiqué du gouvernement cite par exemple le miel néo-zélandais ou le raisin brésilien qui auront ainsi 0% de taxes supplémentaires !

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Un nouvel ajustement reste possible

La volonté de Boris Johnson de sortir de l’UE le 31 octobre demeure intacte. Une intention confirmée par la Reine lors de son discours face aux parlementaires à Westminster le 14 octobre. Toutefois, le régime n’a pas vocation à rester figé dans le temps et rien n’exclut qu’il évolue. L’objectif de Londres est d’éviter une envolée des prix mais souhaite naturellement préserver les intérêts de ses entreprises. Le gouvernement se laisse donc la possibilité de modifier ce régime. Tous ces tarifs sont provisoires, en place pour un an. En cas de sortie le 31 octobre, entreprises, groupes d’intérêts et consommateurs se réuniront en janvier 2020 pour faire le point sur l’efficacité de ce système. Dans un communiqué, le gouvernement assure qu’il est « totalement prêt à quitter l’UE le 31 octobre, quelles que soient les circonstances ». La possibilité de telles modifications relève donc-t-elle de la simple prudence ou bien de l’incertitude qui entoure le Brexit ?

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