Brexit : Boris Johnson abat ses dernières cartes
Article publié le 2 octobre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Boris Johnson a présenté son « offre finale » ce mercredi 2 octobre à l’Union Européenne pour le Brexit. Elle contient une alternative sur la frontière irlandaise.
C’est à prendre ou à laisser ! Boris Johnson a répété le mardi 1 octobre, à la convention du parti Conservateur, que le Royaume-Uni sortirait de l’Union Européenne quoi qu’il arrive le 31 octobre. Le Premier ministre a soumis une offre à l’UE, pour espérer trouver un accord avant cette date fatidique.
[Publication intégrée : https://t.co/66WpFGhThU]
Une alternative à la frontière irlandaise
Le nouveau plan présenté à l’UE, remplace le « backstop » du précédent accord, principal point de friction entre Bruxelles et Westminster. Ainsi, le gouvernement propose que l’Irlande du Nord appartienne à la même zone douanière que la Grande-Bretagne. Cependant, la province britannique conservera les régulations européennes pendant une période de transition. Selon Boris Johnson, cela permettra d’éviter des contrôles physiques à la frontière. L’objectif est donc d’éviter une sortie brutale de l’UE, tout en repoussant provisoirement le problème irlandais. Cette question est un sujet sensible au sein du Royaume-Uni, puisqu’il existe toujours des tensions entre Belfast et Dublin.
L’UE et l’opposition perplexe
Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a déclaré que ces propositions ne sont « pas prometteuses ».
[Publication intégrée : https://twitter.com/hashtag/Brexit?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw]
Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE, a prévu de briefer le Parlement Européen sur l’offre de Boris Johnson, après s’être entretenu avec lui au préalable. Jeremy Corbyn, leader de l’opposition, a immédiatement réagi à la nouvelle offre du gouvernement. Comme à son habitude, il se montre très virulent envers le Premier ministre puisqu’il a qualifié le projet d’« encore pire que celui de Theresa May ». Dans les deux cas, cette offre a donc très peu de chances de mener à un accord. Mais cette « offre de la dernière chance » ne pourrait finalement n’être qu’un subterfuge pour Boris Johnson pour montrer qu’il a tout fait pour obtenir un accord et ainsi rejeter toute la responsabilité sur les chefs d’Etats européens et Jeremy Corbyn.