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Actu franco-britannique

Brexit : L’Europe se ligue contre Boris Johnson

La rédaction,

Article publié le 26 juillet 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Après seulement quelques heures passées à la tête du gouvernement, Boris Johnson a déjà clarifié sa future politique. Une chose est sûre : il compte toujours mener à bien le Brexit, avec ou sans accord, le 31 octobre prochain. Cependant, l’ancien maire de Londres a voulu se montrer rassurant quant aux inquiétudes de ses opposants sur les futures relations du Royaume-Uni avec les pays européens et des droits de leurs ressortissants.

Car de l’autre côté de la Manche comme au sein du parlement, tout le monde a peur de ce qu’il pourrait se passer dans trois mois. L’Union Européenne a rejeté le projet de Brexit que Boris Johnson a révélé hier après-midi aux parlementaires et Michel Barnier, chef des négociations avec le Royaume-Uni, annonce même qu’il faut se préparer au “No Deal”.

Et si Boris Johnson prône bien le “do or die”, ce n’est pas du goût d’Amélie de Montchalin. Selon la secrétaire d’Etat française aux Affaires européennes, l’utilisation de telles punchlines ne peut amener que plus de tension diplomatique.

C’est toujours panique à bord

Dans ce marasme, Jeremy Corbyn, leader du “Labour Party”, veut que la question du Brexit “retourne au peuple”. Et si Justine Greening, ancienne secrétaire d’État aux Transports sous David Cameron, soutient également l’idée d’un second référendum, le nouveau Premier ministre, lui, y est totalement opposé.

[Publication intégrée : https://twitter.com/SamCoatesSky?ref_src=twsrc%5Etfw]

Il tient toujours le Brexit d’une main ferme, mais a voulu apaiser les tensions entre Européens et Britanniques. Selon lui, l’UE protègera les citoyens du Royaume sur le Vieux Continent. De son côté, Boris Johnson a promis aux Européens qu’ils pourront rester outre-Manche s’ils le souhaitent, même si le député Alberto Costa a insisté pour que ce droit s’inscrive dans la loi britannique. En effet, un “No Deal” pourrait causer quelques mauvaises surprises…

Une surprise… c’est justement ce qu’avait réservé Boris Johnson au sujet de l’immigration. “Personne ne croit plus fermement que moi aux avantages de la migration dans notre pays”, a-t-il affirmé devant le parlement, avant d’annoncer vouloir autoriser 500 000 migrants sans-papiers à rester au Royaume-Uni, contre seulement “des dizaines de milliers” selon le plan prévu auparavant par Theresa May.

Anthony Guttuso