Brexit : l’accord tant attendu enfin annoncé
Article publié le 24 décembre 2020. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

A une semaine de la fin de la période de transition, les négociateurs européens et britanniques ont enfin trouvé un terrain d’entente sur le Brexit. Cet accord devra être sujet à un vote du parlement le 30 décembre.
Le chef des négociations de l’Union Européenne Michel Barnier a expliqué que l’accord repose principalement sur quarte “piliers” :
- un accord de libre)échange sans quota ni barrières tarifaires
- Un partenariat socio-économique au profitera grandement aux industries de l’aviation, routières, climatiques et de la pêche et préservant également la coopération dans les domaines scientifiques et de la recherche
- La sécurité des citoyens européens comme britanniques
- La possibilité d’imposer des sanctions unilatérale en cas de manquement aux règles définies par l’accord.
Miche Barnier a cependant déploré la décision du Royaume-Uni de mettre fin aux échanges Erasmus ainsi que la sortie du pays de la jurisdiction de la Cours de Justice Européenne.
De son côté, Boris Johnson se félicite du fait que le Royaume-Uni “a repris le contrôle” de ses frontières, de ses lois et de ses affaires. La grande victoire selon lui repose sur les termes concernant la pèche, expliquant que le pays passera de “50% 2019 à deux tiers de contrôle de ses poissons” d’ici 5 ans, fin de la période de partage des accès des eaux avec l’UE. Pour ce qui est de l’immigration, comme prévu le Royaume-Uni mettra fin à la libre circulation dès le premier janvier 2021 et va mettre un place un système de points.
Pour finir, le premier ministre britannique se veut rassurant quant au maintien de relations fraternelles avec l’UE : “nous serons vos amis, vos alliés, votre soutien et ne l’oublions jamais, votre principal marché. Même si nous avon quitté l’Union Européenne, notre pays restera culturellement, émotionnellement, historiquement, stratégiquement et géographiquement attaché à l’Europe”.
Le texte de 500 pages devrait être lu et analysé dans les prochains jours, afin de mettre au clair des points plus précis sur ce qui constitue cet accord inédit.