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Actu franco-britannique

Que retenir des élections britanniques ?

Alexandre Mondragon,

Article publié le 17 décembre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Le jeudi 12 décembre, 48 millions d’inscrits étaient attendus dans les « polling stations » pour renouveler la Chambre des Communes. Ce scrutin décisif pour l’avenir du pays a permis à un parti d’obtenir enfin la majorité.

Get Brexit Done ! A force de le répéter, Boris Johnson va sûrement finir par y arriver. Fort d’une nouvelle majorité de 365 sièges, le premier volet de la saga « Brexit » pourrait donc enfin trouver un épilogue.

Le pari réussi de Boris Johnson

Les échecs successifs de Theresa May et de son propre gouvernement à trouver un accord entre Westminster et Bruxelles ont contraint Boris Johnson a changé de stratégie. Le Premier ministre avait donc fait le pari début novembre de dissoudre la House of Commons. Sans majorité claire, il était impossible de faire passer des textes aussi clivants dans le paysage politique. Le 13 décembre, Boris Johnson s’est sans doute réveillé avec le sourire. Le parti conservateur avait raflé 365 sièges, alors que 326 sont nécessaires pour détenir la majorité.

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Cette victoire lui offre un boulevard pour réussir à en finir avec le Brexit, après plus de trois ans de psychodrames. Selon la BBC, la promesse de Boris Johnson de quitter l’Union Européenne le 31 janvier devrait pouvoir être tenue. Une fois cet accord obtenu, s’ouvrira le volet des négociations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni, et celles-ci s’annoncent déjà difficiles. Les deux parties se sont déjà mis d’accord pour se donner jusqu’au 31 décembre 2022 pour le trouver.

La débâcle du Labour et l’espoir d’un nouveau référendum en Ecosse ?

La soirée fut cauchemardesque pour Jeremy Corbyn et le Labour. Le parti travailliste a réalisé son pire score depuis 1935 et s’est fait déloger dans un bon nombre de ses bastions du nord de l’Angleterre par les Tories. L’indécision du leader des travaillistes à propos du Brexit est probablement une des raisons principales de l’échec du Labour. Si Jeremy Corbyn n’a toujours pas démissionné de la direction du parti, il devrait être remplacé d’ici janvier. En revanche pas question de démissionner pour Nicola Sturgeon ! Le SNP a obtenu 48 sièges, ce qui représente une augmentation de 13 sièges par rapport aux élections de 2017.

[Publication intégrée : https://twitter.com/NicolaSturgeon?ref_src=twsrc%5Etfw]

Le parti indépendantiste détient ainsi 48 sièges sur les 59 disponibles en Ecosse. Un tel score pourrait laisser entrevoir la possibilité d’un nouveau référendum d’indépendance. Europhile, les Ecossais pourraient préférer rester dans l’Union Européenne que dans le Royaume-Uni. Si les élections ont permis de définir une majorité claire, l’unité britannique pourrait bien être plus floue entre l’Ecosse et l’Angleterre.