Zapping : quelle est la série la plus British ?
Article publié le 12 décembre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.
Plutôt Peaky Blinders ou The Crown ? Plutôt Downton Abbey ou Doctor Who ? Les séries britanniques ont toutes leurs caractères bien à elles. Voila un aperçu de quelques-unes d’entre elles, à vous de dire laquelle représente le mieux l’Angleterre…
Une Reine, un gang, des aristocrates, du voyage dans le temps et dans l’univers pour finir sur de la série teenager à souhait : voilà tout ce qu’il y a de plus anglais en matière de séries. Des paysages très différents pour au final une seule et même culture anglaise. Car même si les Peaky Blinders sont des bandits, ils portent les mêmes accents British que les bourgeois de Dowton Abbey. Car dans toutes les séries passées en revue dans cet article, il est question de thé, de bières, et de scotch whisky. Pourtant… Personne ne pourrait dire quelle est la série la plus britannique entre Peaky Blinders, The Crown, Downton Abbey, Doctor Who, Sherlock Holmes, ou encore My Mad Fat Diary. A moins que vous ayez la réponse ?
La série Badass : Les Peaky Blinders
De gauche à droite : les trois frères Shelby, qui dirigent les Peaky Blinders : John, Thomas et Arthur. CP/Cinematown
« OY ! Don’t fock wif the Peaky Bloinders » dirait le fameux Arthur Shelby, avec son accent de brute. S’il y’a bien une chose à ne pas enlever à cette série, c’est son côté badass. Le gang des Peaky Blinders, avec leurs membres aux accents anglais, écossais, irlandais déroutants à n’y rien comprendre, leurs manières de s’habiller toujours en costard et en long manteau bleu, ainsi que leurs levers de coudes pour boire leur whisky rappellent bien l’Angleterre. Rien d’étonnant vu que l’histoire de la série se déroule à Birmingham. Dans cette petite ville dans la période de l’après première guerre mondiale, la famille Shelby forme un gang qui contrôle Birmingham : les Peaky Blinders. L’histoire de ce gang est inspirée de faits réels. Elle est dépeinte à travers le charismatique Thomas Shelby et ses frères, qui arborent toujours d’impeccables costumes et bérets. Avec des rues pleines de suie, un pub nommé le Garrisson où les Anglais se réunissent pour boire leurs bières ou leurs whiskies et des personnages bien British par leurs manières, difficile de ne pas placer les Shelby dans cet article. Qui plus est, les « Peaky f*cking Blinders » ont séduit la scène mondiale ces dernières années. Tout le monde a les yeux rivés sur eux, notamment grâce à la plateforme Netflix qui diffuse la série world-wide. Rien qu’en Angleterre, le dernier épisode de la saison 5 a réuni presque 4 millions d’Anglais devant leur télévision.
Doctor Who, la magie anglaise
Jodie Whittaker dans le rôle du Doctor Who, en train de gérer le TARDIS. CP/Indiewire
Qui ne connaît pas Doctor Who, ne connaît pas le Royaume-Uni non plus. Le fameux personnage fait maintenant partie des murs depuis des années puisque la série a commencé en 1963. Le Doctor Who vient d’une autre planète, est immortel, c’est-à-dire qu’il peut se régénérer après une blessure (oui, comme Wolverine). Au-delà de ça, il peut traverser l’espace et le temps avec sa machine, le TARDIS. Mais quand il est sur le point de mourir, il se transforme en une autre version de lui-même : un autre corps, une autre tête, un autre docteur, avec les souvenirs du précédent. C’est pour cette raison que les différentes saisons du show n’ont pas le même docteur. Pour en citer quelques-uns, le premier était William Hartnell, le onzième était interprété par l’acteur Matt Smith et l’actuelle docteur est une femme : Jodie Whittaker. Mais Docteur Who ne serait rien sans ses compagnons de routes qui changent aussi généralement de saison en saison. Leur duo est comparable à Sherlock Holmes et Docteur Watson, en version science fiction. Ils partent tout le temps en investigations… En tout cas, cette fameuse série culte ne faiblit pas, mais serait-elle menacée de disparaître ? C’est bientôt la fin du premier cycle de régénération du docteur qui en est à sa treizième et dernière vie. Qu’est-ce que la production prépare et est-ce que ce sera la fin de la série ? Cela reste à voir…
Downton Abbey ou l’authenticité britannique
La famille Crawley à laquelle appartient Downton Abbey. CP/The Times
Les règles de l’aristocratie, la haute bourgeoisie anglaise, les costumes de nobles, tout l’univers anglais du XXéme siécle est réuni dans cette série au caractère très faux et hautain. Aux allures d’« Orgueil & Préjugés », la série raconte l’histoire d’une famille de nobles qui a un grand patrimoine familial, historique, financier, et immobilier… Mais se focalise sur la vie des petites mains de ceux qui font la richesse de cette famille : les serviteurs. Avec les Crawley vivent des serveurs, servantes, des majordomes, des cuisinières et plein d’autres. Chacun a son quartier dans la grande demeure de la famille bourgeoise. La série dépeint le niveau de ragots colportés par le personnel à l’égard de ceux pour qui ils travaillent : des histoires se racontent, se créent, se murmurent entre les chambres. Et en même temps, le décor est typiquement anglais. Le château, « Downton Abbey », est tout ce qu’il y a de plus britannique : un intérieur luxueux avec des salons de thé, des tapisseries anglaises… D’autant plus que les personnages incarnent la noblesse anglaise avec ses costumes ainsi que ses robes d’antan. Mais le plus saisissant à ce niveau reste la précision anglaise du service. Que ce soit à table, pour le thé, pour le déjeuner ou pour le petit déjeuner, tout est toujours impeccable et servi dans des tasses en porcelaine qui rappellent bien l’ambiance outre-Manche. Rien que pour cela, impossible d’enlever Downton Abbey de ce classement.
The Crown, la royauté anglaise à son apogée
Claire Foy, interprète de Elisabeth II dans les deux premières saisons de “The Crown”. CP/TVLine
La Royauté anglaise. Le joyau brillant du Royaume-Uni, la perle rare des Anglais. Pour leur peuple, ils sont des êtres vénérés. « The Crown » raconte l’histoire de la couronne anglaise, en partant du sacre d’Elisabeth II, Reine toujours au pouvoir. La série a fait jaser les Anglais, car elle romance les dessous de l’histoire de la royauté, parfois de façon assez osée. Pour interpréter le couple royal, qui d’autre que les acteurs anglais Matt Smith et Claire Foy ? Les deux jouent Philip Mountbatten et Elisabeth II à la perfection. Pourtant, la saison 3 se voit changer de casting selon l’évolution de la souveraine puisque Olivia Colman prend le rôle d’Elisabeth II et Tobias Menzies, celui de son mari le Prince consort. A travers les événements politiques que subit le Royaume-Uni et les actions de la Reine, la série narre les événements les plus marquants de la royauté dans ses moindres détails, notamment le couronnement de la Reine ou encore quand le fameux brouillard londonien frappait la ville. A travers les épisodes, il est impossible de ne pas retrouver les figures politiques de ce pays, car la Reine les rencontre pour « les conseiller » : Winston Churchill est par exemple présent dans les premières saisons. Cela ajoute du cachet à la série qui prend tout son sens. La famille royale représente le Royaume-Uni, alors forcément, cette série ne pouvait pas être absente ici, elle est devenue incontournable durant ces dernières années.
My Mad Fat Diary, la romance teenager à l’anglaise
A gauche, Rachel Earl et toute sa bande de copains dans la série “My Mad Fat Diary”. CP/DenOfGeek
C’est l’histoire d’une adolescente qui sort d’une période de dépression, vivant seule avec une mère désastreuse. Beau tableau n’est-ce pas ? Petit détail qu’il est important de mentionner : le personnage principal, Rachel, est obèse et complexée. Cette série réalisée en 2013 par Tom Bidwell et écrite par “Rae” Earl elle-même, raconte l’histoire d’une adolescente rongée par ses complexes à travers les lignes dans son journal secret. Entre humour décalé et petites animations décontenancées, cette création ressuscite aussi une génération, celle des années 90 avec son style street, sa musique populaire et ses gué-guerres d’antan. Alors plutôt Blur ou Oasis ? Le caractère anglophone se retrouve dans les manières, le style de vie, et l’atmosphère que dégage la série, avec une certaine appétence pour la junk-food, la vie des teenagers, et un regard juste porté sur la jeunesse anglaise. Et pour trouver l’identité d’un pays, rien ne vaut les jeunes.
Sherlock Holmes, le détective le plus connu de l’Angleterre
De gauche à droite, les personnages de la série Sherlock : D.I. Lestrade (Rupert Graves), Mary Watson (Amanda Abbington), John Watson (Martin Freeman), Mrs Hudson (Una Stubbs), Mycroft Holmes (Mark Gatiss), Sherlock Holmes (Benedict Cumberbatch) and Molly Hooper (Louise Brealey). CP/TheAtlantic
Comment écrire sur les séries anglaises sans mentionner Sherlock Holmes, une des œuvres anglaises les plus connues au monde ? Adapté pour le cinéma et la télévision tellement de fois, les interprètes les plus reconnus du XXI° siécle restent Robert Downey Junior au cinéma et Benedict Cumberbatch pour la télévision. L’habitant du 22 Baker Street a tout ce qu’il y a de plus anglais avec son fameux manteau, sa manière prendre des taxis sans arrêt reflète le côté londonien du personnage, avec ces voitures typiquement anglaises que sont les taxis de la capitale. Bien évidement, il ne faut pas oublier ce cher Watson. Joué par Martin Freeman, il donne un ton strict et plus calme à la série à côté du Sherlock tourmenté. Le détective fascine les esprits depuis 1887, et rend la culture anglaise encore plus grande à chaque épisode. Au Royaume-Uni, ce sont plus de 9.2 millions de téléspectateurs qui se sont réunis pour regarder « Sherlock » sur la BBC One. Evidement, il existe sûrement plein d’autres séries anglaises qui méritent d’être vues et appréciées. Celles-ci représentent déjà bien l’esprit British. Et vous, laquelle est votre préférée ?