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Culture francophone

Victor Vimbert jette son premier coup de pinceau à Primrose Hill

Le jeune Victor Vimbert casse les codes au restaurant La Ferme London. L’artiste qui vient de Paris a créé quatre toiles abstraites, à partir de, tenez-vous…

La rédaction,

Article publié le 16 octobre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Le jeune Victor Vimbert casse les codes au restaurant La Ferme London. L’artiste qui vient de Paris a créé quatre toiles abstraites, à partir de, tenez-vous bien… L’iPad.

Sans style prédéfini, le peintre qui vit depuis trois ans à Londres crée son univers avec un processus bien particulier. «C’est un processus inconscient. Je sais ce que j’ai fait quand j’ai fini. Par exemple, si je dessine un bonhomme triste, cela veut dire, en fait, que je suis triste ». Un processus « bizarre » qu’il définit comme tel. Pour lui, dessiner sur l’iPad « c’était comme une évidence. J’ai tout essayé, huile, encre… Et j’ai vu un article sur un artiste qui faisait des peintures sur l’iPad, je me suis dit que c’était du génie et je suis tombé amoureux» raconte-t-il, animé par ses souvenirs et ses émotions. Son exposition porte un nom : « What it feels to be alive» ou « Qu’est-ce qu’on ressent quand on est en vie » en Français. Elle comporte quatre toiles avec des noms bien définis et des revendications : « hédonisme », « patience » et « cyber » sont les œuvres principales. Plusieurs messages importants passent par son art pour lui. « Avec Cyber, je voulais pointer du doigt la société de technologie dans laquelle on vit, aujourd’hui on est contrôlés par nos téléphones » explique-t-il, plein d’entrain. « Mais autrement, mon art me définit beaucoup. Et un de mes messages principaux est politique : je veux détendre l’atmosphére sur les genres masculins, ou féminins, car au final on est tous humains » ajoute l’extravagant personnage.

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Un artiste autodidacte

Si le jeune peintre Parisien se retrouve à faire une exposition à Londres aujourd’hui, ce n’est pas par hasard. Il a travaillé d’arrache-pied pour parfaire son art : « Je peins tous les jours tout seul depuis deux ans. Sans exceptions. » Le garçon n’a fait aucune école artistique, il a appris « en allant au musée et en lisant ». Chercheur d’inspiration, il a pris des traits de Salvador Dali, peintre surréaliste espagnol mais aussi de Jean-Michel Basquiat, peintre américain underground. Même s’il aimerait vivre de son art, le jeune homme ne se voit pas comme un artiste-peintre pour le moment. «A vrai dire, je ne pensais pas un jour me retrouver à faire une exposition. Je travaillais dans ce bar, et le patron m’a dit « on organise une expo, on a besoin d’un artiste, ça te dit ? J’ai dit OK » annonce-t-il en riant, lui même estomaqué. Mais le jeune Français a peur pour la peinture aujourd’hui, et se pose des vraies questions sur son avenir. « Qu’est-ce que la peinture deviendra dans 30 ans ? C’est une question que je me pose souvent, et qui me fait peur ». Pourtant, il définit son style comme de la « peinture électronique ». Peut-être est-ce cela, la suite de la peinture ?

Milan Tinnirello

PRATIQUE

La Ferme London, 154 Regent’s Park Rd, Primrose Hill, London NW1 8XN