Voyage avec Alice au pays des merveilles
Article publié le 20 août 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

A l’occasion du 150ème anniversaire du chef d’œuvre imaginaire, il est temps d’en découvrir un peu plus sur les dessous de cette histoire très controversée.
La célébration débarquera en 2020 à Londres pour le plus grand plaisir des fans Disney de l’héroïne blonde dans sa jolie robe bleue, au programme exposition démentielle au V&A, activités de tous genres, notamment Tea time spéciaux. Avant que la ville ne se mette en ébullition, un rappel sur les faits de cet ouvrage légendaire s’impose.
La face sombre de l’auteur
Bien que Lewis Carroll, Charles Lutwidge Dodgson de son vrai nom eût longtemps été considéré comme un grand écrivain de talent, une ombre vient noircir le tableau. Ses nombreux lègs de photographies et écrits, ont permis par la suite de mieux comprendre l’univers dans lequel il s’était enfermé. Cet univers rempli d’obsessions pour l’enfance, allant jusqu’à suggérer un amour pour les jeunes filles relevant de la pédophilie. Une longue partie de son travail de photographe révèle un nombre impressionnant « d’amies-enfants », souvent dénudées. Des ouvrages intimes où il décrit une fillette nue à l’âge de la puberté viennent confirmer ces allégations. C’est cette horreur malsaine et ce rapport constant à l’enfance qui fascinent tant dans les œuvres de Lewis Carroll.
La véritable Alice
Peu de personnes le savent, mais l’héroïne n’est pas uniquement le fruit de l’imagination de l’auteur. Une vraie Alice a bel et bien existé. Alice Lidell, une jeune enfant d’à peine 10 ans qui aurait demandé à Lewis Carroll de lui raconter une histoire lors d’une promenade sur la Tamise. C’est alors que l’écrivain aurait vu naître l’idée de ce merveilleux conte. Après avoir fait lire à son mentor l’histoire, il décide de la soumettre à un éditeur après avoir ajouté des épisodes essentiels tels que la scène du thé ou encore celle du chat. Les traits de caractère de l’intrépide Alice du livre seraient inspirés de ceux de la fillette elle-même ainsi que du tempérament de ses sœurs. Le succès est immédiat et incontesté, encore aujourd’hui. Les illustrations originales ne sont malheureusement pas fidèles à la vraie héroïne puisque c’est le très célèbre dessinateur John Tenniel qui fut en charge des illustrations originales.
Drogues et dépendances
Dans l’œuvre les drogues sont explicitement représentées et le style psychédélique de l’ouvrage est clairement défendu. D’autres, à caractère plus dangereux sont plus implicitement évoquées. Le chat et son large sourire et ses petits yeux fermés symbole de la marijuana ou encore la chenille et son narguilé d’opium.
De manière plus discrète, le lapin et sa peur du temps, courant partout à deux mille à l’heure a souvent été rapproché du personnage sous speed, incapable d’avoir l’esprit clair.
Le personnage d’Alice, lui-même est aussi interprété par les lecteurs comme sous l’emprise de champignons hallucinogènes, déformant sa vision du monde réel, la transportant d’un coup de baguette magique dans cette univers imaginaire.

Différents pays merveilleux
Alice au Pays des Merveilles a été repris un nombre incalculable de fois. Des récits illustrés, aux films et dessins animés. Certains encore s’en inspirent à titre artistique. L’avant-gardiste japonaise Yayoi Kusama a par exemple, décidé de re illustrer à sa manière psychédélique et issue directement du Pop Art ce conte. L’artiste obsédée par les points du fait de sa maladie mentale lui provoquant des hallucinations de pointillés donne une interprétation décalée qui correspond au thème.Le film sorti en 2010, réalisé par le génie, adepte du fantastique et de l’excentrisme, Tim Burton, a lui aussi rencontré un succès phénoménal, entraînant alors une suite avec Johnny Deep dans le rôle du Chapelier Fou.