Brexit : et si l’immobilier londonien s’effondrait ?
Article publié le 20 août 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.
Vous avez toujours rêvé de devenir propriétaire d’une maison chez Elizabeth II ? Le jour de gloire est peut-être arrivé. Le marché de l’immobilier britannique est dans le flou total. Le 23 juin 2016, le “leave” est voté et le brouillard en profite pour se lever. Depuis, le Brexit ne cesse de faire peur. Tous les secteurs sont touchés, et l’immobilier n’est pas épargné. Les prix étaient déjà à la baisse depuis de longs mois, la tendance viendrait pourtant de s’inverser.
Prudence est certes mère de sureté, mais elle paralyse le Royaume-Uni. Avec l’imminence d’une sortie de l’Union européenne chère au Premier ministre Boris Johnson, beaucoup d’entreprises ne savent plus quel comportement adopter. Mais c’est aussi le cas de certains particuliers qui hésitent à acheter une nouvelle maison à mesure que la date du 31 octobre approche.
De plus en plus de professionnels de l’immobilier s’attendaient à voir les prix continuer de chuter dans les prochains mois, selon une étude de la Royal Institution of Chartered Surveyors (Rics) au début du mois d’août. Cependant, les derniers chiffres viennent tout contredire.
Surprise ! Le marché vient de prendre un coup de fouet. Les ventes de maison ont augmenté de 5,2% en août 2019 par rapport à août 2018. Un regain de confiance des acheteurs ? Rien n’est sûr, car le climat qui règne au Royaume-Uni est bien nuageux.
Le prix moyen d’une maison britannique avait baissé de 0,2% en juillet pour atteindre la valeur de 236 120£, après un déclin de 0,4% en juin dernier. Les perspectives liées au marché se sont inexorablement assombries depuis l’annonce du Brexit. Le ciel continuera peut-être encore à se voiler après cette étonnante éclaircie aoûtienne. La Bank of England ne voit aucun signe positif pour l’avenir. Car le Brexit fait peur et le “No Deal” encore plus. Selon l’institution britannique, le marché pourrait chuter de plus de 30% par rapport à la situation pré-Brexit si aucun accord n’est trouvé avec l’UE.
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Personne n’y voit clair pour ce qui est du Brexit et du coup la confiance fluctue. Chez les vendeurs comme chez les acheteurs, et ce en dépit de l’augmentation de la croissance des salaires et des taux d’intérêts maintenus bas par la Bank of England.
Mais les loyers, eux, augmentent ! Ils auraient presque doublé entre 2002 et 2018 selon la London Tenants Federation. C’est d’ailleurs un cheval de bataille de Sadiq Khan. Le maire de Londres veut les faire baisser et compte bien convaincre le gouvernement de les réguler. Bientôt un nouveau phare dans la pénombre brexiteer ?