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Actu franco-britannique

Un festival de danse contre le Brexit

Anthony Guttuso,

Article publié le 8 août 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Ousmane Sy, Angelin Preljocaj ou le collectif La Horde… Ces noms ne sont pas forcément évocateurs pour les non-initiés, mais ils se trouvent au sommet de la scène française de la danse contemporaine. Et ce gratin hexagonal vient éclabousser le Royaume-Uni de son talent pendant encore trois mois.

Le festival FranceDance UK a commencé le 8 août ! Au programme : 50 représentations programmées dans 9 villes, dont Londres, jusqu’au 12 novembre prochain. La grande fête de la danse est organisée par l’Institut français du Royaume-Uni pour promouvoir les talents du pays, mais pas seulement. L’idée est aussi de prôner la diversité et l’ouverture au monde.

Car si le Brexit est sur toutes les lèvres, le monde artistique ne fait pas exception. “Ce festival est un message très fort pour tous les acteurs franco-britanniques dans un contexte de populisme grandissant, de nationalisme”, explique à l’AFP Claudine Ripert-Landler, directrice de l’Institut français. “Pour eux comme pour nous, cela montre que la culture est sans frontières et que la création ne peut pas être freinée par des discussions politiques internationales”.

[Publication intégrée : https://twitter.com/hashtag/today?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw]

La culture est sans frontières, certes, mais l’industrie britannique aimerait qu’elle se développe davantage en ses murs. Y ramener cette élite hexagonale de ce qu’il se fait de l’autre côté de la Manche n’est certainement pas anodin. L’Institut Français veut faire passer un message ? Il n’est pas le seul. Il y a une “très grande différence dans la façon avec laquelle la culture est soutenue” dans les deux pays, selon Emma Gladstone, directrice artistique de Dance Umbrella, un festival international de danse organisé dans la capitale.

“Si nous voulons égaler certaines des réalisations de la France et d’autres pays européens, il faut de l’investissement (du gouvernement britannique)“, argumente quant à lui le directeur artistique de la salle londonienne Sadler’s Wells, Alistair Spalding, cité par le site The Stage.

En clair : aidez-nous plus et vous aurez le même résultat. Reste à savoir si Boris Johnson et son ministère prêteront une oreille attentive aux doléances de leurs scènes culturelles.