Aller au contenu
Sortir

Retour sur le culte de la Rave Party

La rédaction,

Article publié le 19 juillet 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Quand Londres est évoquée dans une conversation, les soirées underground avec un petit goût d’interdit viennent tout de suite aux lèvres. Et c’est ce que la Saatchi Gallery a voulu retransmettre à travers son exposition Sweet Harmony Rave Today, du 12 juillet au 14 septembre.

Dès l’entrée, l’immersion est totale, dans une pièce sombre une station essence transparente aux couleurs pastel vient accrocher la rétine. La musique dans un bruit un peu sourd commence à être distinguée et sert de guide jusqu’au grillage entrouvert et son smiley jaune qui permet d’accéder à la Rave.

Des images placardées comme des posters mettent en scène les raveurs des années 90 à nos jours et, curieusement, la nuance entre le style de l’époque et l’actuel est mince, avec le retour en force des caractéristiques vestimentaires typiques du bob et de la banane.

L’exposition se décline dans plusieurs salles absolument improbables.

Une pièce peu éclairée, une voiture tournoie au plafond au rythme de l*’Acid* diffusé par les enceintes, c’est à oublier que c’est une exposition.

L’artiste Vinca Petersen a étalé sur les murs, les coulisses de son vécu des Free Party et de cette époque libérée, des voyages en France au Rave prise d’assaut par la police au cœur de Londres, expliqué à travers des notes de voyage d’une rêverie touchante. La nostalgie est à son apogée.

Les artistes sont en grande partie originaires de Londres, preuve que la base de cette culture est bien britannique.

Malgré les préjugés des plus anciennes générations sur ce mouvement, il reste incrusté dans l’histoire du Royaume-Uni et pour preuve, une classe de lycéens faisait partie des premiers visiteurs attentifs.

Emma Lachevre

PRATIQUE

Duke of York’s HQ,

King’s Rd, Chelsea,

London SW3 4RY

£10