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Actu franco-britannique

Brexit : Le traitement des animaux en danger

Emma Lachevre,

Article publié le 4 juin 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Le Parlement britannique rejetait la loi reconnaissant les animaux comme des êtres doués de sensibilité le 20 mai 2017. Aujourd’hui à l’approche du Brexit, le problème risque de se poser à nouveau puisque 80 % de la législation de protection des animaux provient de l’Union européenne.

L’avenir et le traitement des animaux au Royaume-Uni sont-ils menacés ? Les députés sont en train de préparer une législation post-Brexit, cependant la cause animale ne semble pas être une priorité dans le contexte politique et économique actuel. Le gouvernement a réagi en prétextant que l’Animal Welfare Act de 2006 suffisait à couvrir ce problème. Pourtant à aucun moment dans ce texte de loi, la sensibilité animale n’est mentionnée, seuls les animaux domestiques sont protégés. Les animaux de laboratoire ou sauvages sont eux, sans bouclier législatif. Des dérives sont donc à craindre.
L’Union européenne avait basé ses mesures sur 5 grands principes :
– droit de vivre sans ressentir la faim ou la soif
– droit de vivre dans un confort minimum
– droit de ne pas ressentir de douleur, de blessure ou de maladie
– droit d’exprimer des comportements naturels
– droit de ne ressentir ni peur ni stress

Aucun de ces principes n’est mis en avant au Royaume-Uni et les activistes commencent à s’inquiéter. En effet, les défenseurs craignent que la chasse soit intensifiée, que les fermes ne soient plus correctement réglementées et que les tests de laboratoires sur les animaux reprennent.
En France, les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles depuis 2015.
Sans forcément tomber dans l’antispécisme, protéger les animaux de certains traitements inhumains cruels est une priorité que le Royaume-Uni se doit de gérer avant que des débordements ne fassent empirer la situation.