Crossrail, une ligne fantôme ?
Article publié le 7 mai 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.
Depuis l’annonce de sa construction en 2010, le projet Crossrail ne fait que repousser sa date d’ouverture, entraînant une incompréhension de la part des Londoniens, qui en viennent à oublier les répercussions positives.
Si vous ne le savez pas encore, la Crossrail Elizabeth Line est le nouveau réseau ferroviaire express régional tant attendu qui doit desservir le Grand Londres. Le chantier a commencé en 2013 et devait s’achever en 2018 mais l’ouverture ne cesse d’être reportée et serait désormais prévue pour 2021. Ce retard a forcément des conséquences et en premier lieu celle d’agacer les Londoniens. Le coût total de départ en 2010 était de 14,8 milliards de livres, et s’élève désormais à 18,7 milliards de livres, une augmentation conséquente pour la ville. Cette perte d’argent et ces surcoûts sont uniquement dus à une vision trop peu réaliste du temps de conception.
Mais pas de panique, la ligne Elisabeth aura sur le long terme des retombées économiques positives ! Ces nouvelles voies sont destinées à fluidifier le trafic routier et désengorger le métro. Il s’agit du plus grand projet de transport jamais réalisé à Londres. Ces axes relieront plus aisément les quartiers principaux. Lorsque la ligne sera entièrement terminée et mise à disposition de tous, elle augmentera la capacité du réseau ferroviaire de 10%, pouvant transporter 1,5 millions de personnes supplémentaires se situant à moins de 45 minutes du centre. Le but est d’y faire circuler plus de 200 millions de passagers par an. Cela aura pour conséquence de dynamiser encore plus le cœur de la capitale et amènera de nouveaux projets de construction de maisons, centres commerciaux favorisant l’activité économique du centre mais aussi de la périphérie.
Le gouvernement soutient le projet et souligne une augmentation plus que probable de l’emploi : avec plus de 55 000 postes prévus sur l’ensemble du pays.
Enfin de bonnes nouvelles !